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BAM assouplit les conditions de refinancement ; Exit l'encours minimum exigé pour les certificats de dépôts donnés en garantie ; Possibilité pour les banques de donner en collatéral la totalité de l'encours d'une émission. En attendant l'effet de l'emprunt international sur les liquidités du système, Bank Al-Maghrib s'active toujours à réduire la pression sur les ressources bancaires. L'institut d'émission vient d'assouplir les conditions de refinancement des banques. La mesure concerne les certificats de dépôts donnés en garantie pour bénéficier des avances de BAM. Dorénavant, aucune limite n'est fixée pour les certificats de dépôts donnés en garantie contre des lignes de plus de 500 millions de DH précédemment. Ces titres de créances négociables pourront...
Royal Air Maroc réceptionnera en mars prochain 2 Boeing 737-800. Sa flotte passera donc à 45 avions. Deux autres appareils seront reçus en 2014 et 3 en 2015. Selon le ministre du Tourisme Lahcen Haddad, la compagnie doit doubler sa flotte d'ici 2020, autrement, il sera difficile de réaliser les objectifs de la vision 2020. RAM annonce qu'une étude relative aux nouvelles acquisitions est en cours, en partenariat avec un cabinent international. Les détails de l'étude ne pourront être livrés qu'après la validation du conseil d'administration. // L'Economiste {jcomments on}
Les Marocains tirent bien leur épingle du jeu dans le nouveau classement du magazine Forbes des 40 plus grosses fortunes africaines. Le président de BMCE Bank, Othman Benjelloun, se classe 7ème avec une fortune estimée à 2,75 milliards de dollars. Le président de Ynna Holding, Miloud Chaabi, décroche la 12ème place avec 2,1 milliards de dollars. Le patron d'Addoha, Anas Sefrioui, ferme la marche en se classant 16ème homme le plus riche d'Afrique avec 1,35 milliard de dollars. Tel Quel {jcomments on}
Les exportations du Maroc similaires à celles de la Corée des années 80 // Les pays asiatiques ont enregistré une croissance soutenue et rapide, et leurs économies ont subi une transformation structurelle très rapide qui a induit des augmentations soutenues de leurs exportations. Il importe donc de poser la question de savoir dans quelles nouvelles industries se sont engagées la Chine, la Corée et la Thaïlande, et à quelle étape de leur processus de développement ? Pour tenter de répondre à cette question, nous nous posons la question suivante : à quel moment de leur histoire économique récente les paniers des exportations de la Chine, de la Corée ou de la Thaïlande étaient plus similaires à ceux de l'Égypte, du Maroc et de la Tunisie d'aujourd'hui ? Une...
Ce sera finalement 1,5 milliard de dollars Le Trésor est parvenu à faire mieux que prévu Il lève 1 milliard sur 10 ans et 500 millions sur 30 ans 2,75 et 2,80%, les primes de risques jugées avantageuses. Le Maroc fait mieux que prévu. Nizar Baraka, ministre des Finances était parti pour ramener 1 milliard de dollars (cf. L'Economiste du 26 novembre 2012), il reviendra finalement avec 500 millions de plus. Mieux encore, il est parvenu à se financer à l'international à un coût plus qu'avantageux et sur deux maturités différentes. Le milliard initial sera amortissable, comme annoncé dans notre édition du 5 décembre 2012, sur une durée de 10 ans assimilé à un taux de 4,35%. Ce taux est déterminé sur la base du rendement des obligations américaines à 10 ans (1,6%)...
Impôt sur le revenu 1. Indexer les tranches de l'IR sur l'inflation de façon à maintenir le pouvoir d'achat de la classe moyenne. 2. Elargir la déductibilité pour personnes à charge aux ascendants et aux collatéraux (frères et sœurs) à charge, toujours dans la limite de 6 personnes. 3. Augmenter la quotité de déduction pour personne à charge de 30 à 60 DH. 4. Relever de façon progressive la tranche exonérée à 4 000 DH. 5. Uniformiser la base de taxation sociale, et fiscale (notamment pour l'IR), cela évite la multiplicité des bases pour les contrôles et crée une incitation plus forte à la déclaration, notamment pour la retraite. // 6. Encourager des métiers indépendants à payer l'IR avec un système permettant de bénéficier d'une dotation en...

La politique monétaire, le taux d'intérêt et la masse monétaire, leur impact sur les prix des actifs

Dans cet article, on discutera l'impact de la masse monétaire, la politique monétaire, sur les prix des actions. Il serait important d'évoquer l'impact de la politique monétaire lorsqu'on parle des actifs boursiers et plus précisément les actions.  En effet, la politique monétaire

constitue une partie de l'explication des variations du cours des actions via, notamment, son impact sur le taux d'intérêt.

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i. La relation Actions / taux intérêt

La théorie de la préférence pour la liquidité chez Keynes explique cette relation (au moins pour les obligations). Keynes part de l'hypothèse qu'il y ait deux catégories principales d'actifs utilisables comme réserve de richesse : la monnaie et les créances.

Du fait que la monnaie à l'époque de Keynes incluait le numéraire (ce qui ne rapporte pas d'intérêt) et des dépôts à vue (n'en rapportaient pas non plus), il supposa que le rendement de la monnaie était nul. Les obligations, seul actif alternatif à la monnaie dans la théorie de Keynes, rapporte un taux d'intérêt. Quand le taux d'intérêt augmente, toutes choses égales par ailleurs, le rendement anticipé de la monnaie baisse par rapport au rendement anticipé des obligations (on vise ici les obligations qui seront émises prochainement et non pas les anciennes). Cela conduit à la baisse de la demande de monnaie.

Cette relation inverse entre les obligations et le taux d'intérêt s'appelle la sensibilité ou bien une sorte d'effet qu'on appelle effet balançoire.

On peut étendre cet effet aux actions. En effet, appartenant à la famille des actifs-titres, les actions possèdent également cette relation inverse vis-à-vis du taux d'intérêt. On peut expliquer cela par le biais de la prime de risque.

ii. La relation Prix des actifs - masse monétaire

Pour expliquer les variations de la masse monétaire, les économistes ont listé plusieurs raisons. Les Keynésiens estiment que la demande de monnaie dépend du revenu, du taux d'intérêt et des anticipations des agents économiques. Les monétaristes, quant à eux, font dépendre la demande de monnaie du seul revenu permanent qui correspond à la somme actualisée des revenus futurs anticipés[1].

De nos jours, avec l'essor prodigieux des marchés boursiers et le rôle que jouent ceux-ci dans l'attraction de l'épargne, l'évolution des taux d'intérêt et du revenu ne suffit pas pour expliquer la variation de la demande de monnaie. Il semble nécessaire de rechercher un nouveau déterminant de la demande de monnaie, en l'occurrence les prix d'actifs[2].

L'impact des prix des actifs sur la masse monétaire peut être expliqué par l'existence de deux effets : effet richesse dans le sens où une augmentation des prix des actifs entraînerait une augmentation de la richesse nominale. Les agents économiques ont besoin de la monnaie pour effectuer des achats, ce qui entraînerait une augmentation de la demande de monnaie. Le deuxième est l'effet de substitution où une augmentation des prix des actifs entraînerait la détention de ceux-ci au détriment de la monnaie dans l'attente d'une plus-value.

iii. La relation Masse monétaire – prix d'actifs

Dans ce qui précède, la relation va dans le sens prix des actifs è masse monétaire. Ce qui nous intéresse dans cette recherche c'est l'exploration de la relation dans l'autre sens.

Des études empiriques ont montré l'existence d'une telle relation. Ainsi, l'actuel président de la réserve fédérale Ben Bernanke a présenté dans une conférence au mois d'octobre 2003 à la London School of Economics une étude qu'il a réalisée avec Kenneth Kutter sur les liens  entre la politique monétaire et les cours boursiers aux Etats-Unis[3].

Les auteurs ont tiré deux conclusions de cette étude. Primo, une variation inopinée ou imprévue du taux directeur (taux des fonds fédéraux) de 25 points de base est associée, en moyenne, à une variation en sens contraire des cours boursiers comprise entre 0,75 et 1,5 point de pourcentage. Secundo, l'influence de la politique monétaire sur les cours boursiers s'exerce principalement par l'intermédiaire de la prime de risque[4]. Un assouplissement (au contraire, un resserrement) inattendu de la politique monétaire fait baisser (au contraire augmenter) la prime de risque, ce qui fait augmenter (au contraire baisser) les cours[5].

De là découle la capacité de la banque centrale à pousser ou à freiner les décisions des ménages même lorsqu'il s'agit de transmettre ses effets vers une autre institution indépendante. Il s'agit de la bourse des valeurs dans le sens où un assouplissement de la politique monétaire permettrait aux ménages de voir la valeur de leurs portefeuilles augmenter en sus d'une confrontation moins périlleuse au risque.

Ainsi, le taux d'intérêt peu jouer un rôle important dans l'évolution des cours des actions et par conséquent sur les indices boursiers.

Samy BENNACEUR, Adel BOUGHRARA et Samir GHAZOUANI[6] ont effectué une étude portant sur l'impact de la politique monétaire sur le marché boursier dans la région MENA (Meddle East and North Africa) en utilisant la réserve monétaire et le taux d'intérêt servi aux dépôts comme déterminants de la politique monétaire. La modélisation VAR est utilisée. Les données mensuelles ont porté sur la période 1995-2005 pour le Maroc. La réponse du marché boursier aux variations du taux d'intérêt a été négligeable pour le Maroc et la Tunisie, contrairement aux autres pays tels le Bahraïn et l'Arabie Saoudite. Dans ce dernier pays, les autorités monétaires réagissent de façon agressive à l'augmentation des rendements boursiers dans le but d'éviter de forts décalages qui peuvent exister entre les différents actifs (to avoid large assets misalignments and boom).

 


[1] BOURGEOIS, Alexandre. (2006), « Expliquer l'évolution de la masse monétaire dans la zone euro », problèmes économiques, N° 2913, 20 décembre.

[2] BOURGEOIS, Alexandre. Op, Cit

[3] MISHKIN, Frederic. (2007). « Monnaie, banques et marchés financiers », Nouveaux Horizons, Paris, p. 807. L'article s'intitule "What Explains The Stock Market's Reaction To Federal Reserve Policy ?". Il est accessible via le lien suivant : « 3w.ny.frb.org/researsh/staff_reports/sr174.html ». Une traduction de l'article a été publiée par la revue "Problèmes Economiques" dans le numéro 2856 sous le titre « Quels liens entre la politique monétaire et la bourse » l'année 2004 pages 8-15.

[4] La prime de risque correspond au différentiel entre le taux d'intérêt réel et le cours de l'action

[5] MISHKIN, Frederic. Op, Cit.

[6] BENNACEUR, Samy. BOUGHRARA, Adel. GHAZOUANI, Samir. (2007). « On the linkage between monetary policy and MENA stock markets ? », 3w.erf.eg.org

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